viernes, 4 de marzo de 2011

La droga que Baudelaire nos ha dejado.

Je suis belle, ô mortels! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour a tour,
est fait pour inspirer au poëte un amour
Éternel et muet ainsi que la matière.

Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris;
J'unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.

Les poëtes, devant de mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d'austères études;

Car j'ai, por fasciner ces dociles amants
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles:
Mes yeux, mes larges yaux aux clartés éternelles

Baudelaire. " las flores del mal"

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